Archives de : juin 2008

Dos palillos, LE restaurant asiatique de Barcelone

Dos palillos, le restoDécouverte majeure dans le Raval. Alleloujah mes frères ! Enfin un vrai restaurant asiatique à Barcelone. Hier soir ma chère et tendre épouse a eu l’excellente idée de m’amener manger à « Dos pallilos » un bar-resto qui vient d’ouvrir Calle Elisabets, juste à côté de l’Hôtel Camper.

L’idée du chef, Albert Raurich, ancien chef de cuisine du Bulli, est de unifier deux philosophies culinaires celle de l’Espagne de l’Asie. Prenant comme vecteur culturel les « palillos » utilisés dans les deux cas pour apporter les aliments à la bouche. Il a réussi à trouver un équilibre parfait entre les « tapas » ibériques et asiatiques. Tout d’abord architecturalement, l’entrée de « dos pallilos » est un hymne au bar barcelonais d’en temps. Objets kitchs, bar en marbre, carrelage insultant la vue, même une télé allumée participe à créer une ambiance de bar typique du Raval. Mais attention un bar peut en cacher un autre ! Dans la deuxième salle, contraste incroyable. Je crois me retrouver dans un resto de Shibuya, décor minimal en bois, lumières tamisées, un grand bar qui fait le tour de la cuisine, une vingtaine de places. Une fois assis on jette un rapide coup d’œil à la carte et on se décide très vite pour le menu de dégustation histoire de découvrir tous les horizons que nous propose Albert Raurich. Il vient personnellement prendre la commande, s’inquiétant pour nos goûts. Et très rapidement commence un véritable festival gastronomique : Tomate cherry en Tempura avec wasabi, huître chaude au miso, maki de thon (un maki do-it-yourself, on nous remet les feuilles d’algue, le thon et le riz), sunomono de sardines au vinaigre, wok de petits légumes, flam de mangue et j’en oublie. De produits de première qualité, et des plats succulants ! En fermant les yeux je me croyais de retour au Japon ! Ajoutant à cela un service excellent, des prix raisonnables (l’eau y est à 2 euros, je connais peu de restos de cette qualité où l’eau est à ce prix), et l’on peut que féliciter Albert Raurich et son équipe pour cette initiative ! Longue vie au « dos palillos », je ne sais pas si on peut-être fanboy d’un resto, mais moi je le suis depuis hier soir !

Sunomono de sardines en vinaigreTomate Cherry en Tempura evc Wasabi

Violence, jeux vidéos et idées populistes…

Pas facile de tenir ce blog à jour. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour écrire… Et dieu sait que j’en ai des conneries à dire. Par exemple, depuis la sortie de GTA IV tout le monde semble avoir un avis à donner sur les jeux vidéo, surtout pour dire que c’est violent et que cela rend con… C’est clair que c’est violent, violence gratuite même, avec double cadeau bonux en prime. Mais delà à l’accuser de pervertir nos petites têtes blondes, il y a un raisonnement populiste auquel je n’adhère absolument pas.

Il y a quelques années, j’ai donné une conférence avec un ami sur les jeux vidéo à une association de ludothécaires. Naturellement est venu sur la table le thème la violence, mon argumentation était à l’époque assez simple (et le reste d’ailleurs), il existe de milliers de peintures, livres ou films au moins aussi violents qu’un jeu comme GTA. Saturne dévorant un de ses enfants, Peau d’âne ou Scarface sont chacun à sa manière une orgie de violence. Va t’on montrer Scarface à un enfant de 6 ans, j’espère pas. Alors pourquoi les parents achètent GTA 4 a leur progéniture sans vraiment savoir ce que le jeu contient vraiment. La base de l’éducation, c’est, aider l’enfant à comprendre et gérer son environnement. Pas de le laisser devant un écran télé, seul, toute la journée. Notre société souffre d’une schizophrénie galopante : regarder un homme se faire brûler vif en Afrique du Sud au journal de 20 heures pas de problèmes, passer au lance flamme un habitant de Liberty City dans GTA 4, drame social. Faudrait peut-être se rappeler que le premier cas de figure est réel, le second est un jeu. Dans le premier cas, c’est affreux, pas le second.

Je dois avouer aussi que le service marketing de GTA a tout fait pour diaboliser son jeu, pour mieux vendre, mais cela est une autre histoire.

Un jeu reste un jeu, est GTA est un jeu. Pour adultes, pas pour enfants. Personne vendrait Chattes enflammées 4 à un enfant pourquoi alors lui vendre GTA 4, centrons le débat où il doit être. La violence dans notre société, et pas la violence que soi-disant génèrent les jeux vidéos !