Bref, si vous mettez la main dessus, je vous le recommande chaudement. Pis si vous ne connaissez pas Entourage aussi (ma série favorite toute catégorie confondue).
Rien de tel pour pimenter sa semaine que d’assister à une réunion de parent d’élèves. Jeudi dernier j’ai eu l’immense joie de me rendre à l’assemblée générale de l’association de parents d’élèves de mes chers mouflets. Ma chère et au combien aimée épouse m’a très clairement fait comprendre avec subtilité et tac que cette corvée est pour ma pomme. Donc jeudi soir, 19 heures AG, un seul sujet de discussion la réduction des heures de classe de nos petites têtes blondes (plutôt brunes dans mon cas).
En effet le ministère de l’éducation (ministère français, mes bambins sont à l’école française, j’ai des sérieux doutes sur le système éducatif espagnol malheureusement), a décidé de réduire de 2 le nombre d’heures d’enseignement hebdomadaires. Visiblement cela est déjà en vigueur sur l’hexagone, mais sera seulement appliqué a partir de la rentrée 2009 pour les établissements en dehors de Sarkoland.
Et comme toute bonne nouvelle ordonnance gouvernementale qui se respecte, elle a l’air plutôt floue et ambiguë dans son application. En effet le décret laisse libre choix aux établissements de l’appliquer comme ils l’entendent… Et naturellement c’est le bordel le plus absolu garanti. On a du passer la moitié de l’AG à nous expliquer que nous passions de 26 heures de cours à 24, sauf que dans notre cas cela fait 26 au lieu de 28 parce qu’il ne faut pas oublier que nos enfants ont deux heures de langue en plus (bein oui, faut aussi enseigner la langue du pays). Certains parents étaient inquiets… aurons nos enfants le temps d’étudier tout Proust avec 72 heures d’enseignement en moins par an ? Vont-ils pas avoir du retard par rapport aux petits japonais qui, eux, ont 80 heures de cours par semaine. Sarko n’avait t’il pas dit qu’il fallait travailler et se réveiller avant 07h30. Mais que fait la police. C’est certainement un complot franc-maçonnique ! Ou un truc des profs pour encore travailler moins !
Bref un grand moment de n’importe quoi. Je suis toujours sidéré de voir qu’il suffit de mettre 40 personnes dans une salle et lancer un sujet de discussion pour que cela parte en sucette très rapidement…
Cela étant dit dans les pays nordiques ils sont encore moins heures de cours par semaine (20 si j’ai bonne mémoire) et si j’en crois les statistiques les petits élèves nordiques ont une longueur d’avance sur leurs gentils compagnons du reste de l‘Europe. 2 heures de moins de cours cela veut dire 2 heures de plus pour jouer à la Playstation… merde suis né trop tôt!
Après un petit relookage, me voici de retou. J’ai adapté un thème réalise para Geek with Laptop. Espérons qu’il m’inspire un peu plus que le dernier template (monsieur Titof j’ai juste laissé l’orange de l’icône RSS).
Mais revenons à nos moutons.
Cela fait plusieurs semaines que je noirci mon calepin Moleskine avec plein de trucs qui m’ont frappé. Il y a entre autres, quelques pubs et annonces publicitaires qui m’ont fortement interpellés. Aujourd’hui je voudrais m’arrêter sur la dernière pub de Caja Madrid. Caja Madrid est une grosse caisse d’épargne en Espagne. Depuis longtemps Caja Madrid base une bonne partie de sa communication sur son œuvre social. L’argument étant simple: si tu es chez Caja Madrid tu contribues à ce que le monde soit meilleur. L’année dernière, la protagoniste de la pub télé était une jeune fille en chaise roulante, qui dansait sur une scène avec une message du style avec Caja Madrid si tu veux, tu peux.
Cette année ils ont fait très fort. Les protagonistes de la nouvelle pub sont les habitant de Quetzaltenango un petit village du Guatemala. Où tout le monde (d’après la pub) à comme deuxième prénom Madrid. En effet dans leur immense générosité Caja Madrid a construit une maternité à Quetzaltenango et le bon peuple Quetzaltenangogtèque pour les remercier donne à tous leurs enfants «Madrid» comme deuxième prénom.
Cette pub m’a donné la nausée. On se croirait au temps de l’esclavagisme où le bon maître blanc donnait son nom de famille à ses braves esclaves, histoire de bien marquer sa propriété. On se croirait de retour aux années 60, du temps du colonialisme bienveillant. Du bon européen qui venait apporter un peu de bien être à ces pauvres sauvages. Ou il y a 500 ans quand les braves espagnols ont commis le plus sanglants des génocides de l’histoire en liquidant un continent entier au nom du Christ et la Couronne Espagnole. Heureusement que Caja Madrid est là pour apporter un peu de bien être aux misérables habitants du Guatemala, rendez-vous compte sans eux, les petits enfants de Quetzaltenango pourraient s’appeler « Paribas » comme deuxième prénom…. Quel horreur !
Et hop, un nouveau petit design pour le blog. Je suis parti d’un truc existant et j’ai joyeusement bidouillé le code css. Faut croire que mon humeur est sur l’orange en ce moment, certainement parce que cela fait six mois qu’on travaille sur la nouvelle promo Kinder. Je vois de l’orange et des œufs partout, est-ce grave docteur?
Le bon côté de la chose est que je suis un véritable héros pour mes enfants. En effet j’ai, selon eux, le métier le plus cool au monde; mon travaille c’est dessiner et manger du chocolat. Faut dire que les deux fois où ils sont venus à l’agence on était sur une compet pour Lindt et l’autre en plein développement de la campagne Kinder, comme quoi ils n’ont pas tout à fait tort.
Un grand merci à Miss Miza qui m’a gentiment fait, rien que pour moi (et un peu pour les deux poilus qui lisent ce blog), le jolie dessin qui sert de banner. Je le trouve un chouïa trop girlie pour moi, mais bon. Un peu de zen attitude ne me viendrai pas mal en ce moment !
PS: Il est une heure du mat et il fait 25º… où va le monde ma petite dame!
Voilà, une nouvelle censure à la con frappe la Grande Bretagne. Tout d’abord cet artiste Canadien qui à eu la mauvaise idée (pour lui) de faire une sculpture d’un Christ sur sa croix, mais en érection. Mal lui en a pris, puisqu’il a un procès au cul (sans aucune idée mal placée, entre la croix, l’érection et le cul. Ce n’est pas du tout mon style).
Et hier l’Advertisng Standards Authority (ASA) à encore frappé. Après la censure de deux pubs jugés; une trop homo et l’autre trop homophobe, voir notre édition du 31 juillet (toujours rêvé d’écrire ça), ils ont fait retirer les affiches du film “Wanted” jugeant qu’ils incitaient à l’usage des armes à feu…
Personnellement cela m’incitait à conseiller au gars qui a fait l’affiche de prendre un cours basique de perspective, mais passons. Le truc est que 17 personnes ont écrit à l’ASA pour se plaindre et cela a suffit pour faire retirer les affiches du film des rues de la Grande Bretagne. Sont drôlement efficace chez l’ASA, 17 plaintes sur presque 60 millions d’habitants et hop on retire une affiche. Ce type de censure me retourne toujours l’estomac. Une censure illogique et stupide. Je doute fort qu’en voyant cette affiche un gamin va courir s’acheter un 9 [mm].
Je n’avais jamais compris pourquoi Alan Moore avait situé “V for Vendetta” à Londres, je commence à comprendre…
On n’est pas très voiture dans la famille, on l’utilise dans la majorité des cas que pour des longs déplacements. De plus comme je n’ai pas le permis de conduire (oui c’est possible) c’est mon adorable épouse qui est chargée de nous amener à bon port.
C’est un véritable bonheur de se faire conduire par ma tendre moitié ; dernière le volant l’amour pour son prochain frôle le zéro absolu et son vocabulaire se voit mystérieusement enrichi d’expressions qui feraient rougir le plus coriace des marins. Cette année son cheval de bataille est la fâcheuse manie qu’on les conducteurs ibériques de rouleur à gauche ou au milieu sur les autoroutes. Visiblement rouler à droite est réservé pour les caravanes hollandaises et les poids lourds vraiment très lourds.
Cela crée des cas de figure qui font pousser parfois un léger juron à ma petite fleur (elle adore quand je lui parle avec des petits noms). En effet il n’est pas rare que les dépassements se fassent par la droite au détriment de la sécurité de tout le monde. Et le plus triste dans tout cela est que personne semble s’en inquiéter. Je n’ai pas mon permis, mais si je ne trompe la voie de droite sert à rouler, celle du milieu à dépasser et celle de gauche est à utiliser dans le cas que celle du milieu est déjà occupée…
Alors soyez gentil, roulez à droite. Que je puisse retrouver ma tendre épouse plus détendue au volant, elle va bientôt être à court de vocabulaire !
Me voilà depuis une semaine en plein territoire Shadok. Et je commence à mieux comprendre pourquoi ce pays est en dépression chronique depuis plus de 10 ans. La faute a la chanson française… Je ne suis pas un grand habitué des ondes de l’hexagone, et je n’ai juré que par une seule station de radio : Couleur 3. Depuis que je vis en Espagne j’ai complètement abandonné l’habitude de l’écouter, préférant faire ma propre émission avec itunes.
Mais voilà en vacances les choses sont différentes, pendant les 15 minutes du trajet à la plage, mes petites têtes blondes demandent de la musique. Ayant laissé l’ipod au fond d’un sac, je m’accroche à la première station radio venue, histoire de calmer la soif lyrique de mes monstres. Et force est de constater que les chansons françaises sont toutes pareilles, deux accords à la guitare et une petite voix fluette d’un mec qui a le spleen et qui fait rimer les mots bonheur, malheur et chou-fleur. Au début je croyais que c’était le même artiste, mais force est de constater que c’est un gendre musical bien ancré dans le PAF. Parfois les lois sur l’exception culturelle ont du mauvais… A force de devoir peupler le 50% du contenu musical avec de la chanson frenchie, on tombe sur des trucs vraiment bizarres…
Heureusement que l’ipod existe !
Maintenant que j’avais pris un rythme de croisière presque digne sur ce blog, voilà que les vacances mettent dangereusement en péril mon assiduité presque quotidienne sur ce blog (ou quotidienne est un nombre entre 1 et 5 jours; faut pas pousser non plus). Et qui dit en vacances, dit relax et farniente (si cela est possible avec deux monstres entre les pattes).
Curieusement pour moi il y a trois choses qui m’approchent du relax absolu, cuisiner, faire la vaisselle et faire du cerf-volant. Oui ma petite dame, je trouve que faire la vaisselle est plus efficace qu’une tablette de prozac. Cuisiner est un véritable plaisir (mais je n’aime pas cuisiner pour moi tout seul), et j’arrive vraiment à faire le vide en m’affairant dans la cuisine. Dommage que je sois déjà marié parce que ces deux arguments feraient fureur sur un site de rencontres.
Mais le truc qui est vraiment efficace pour oublier les soucis, le stress et la troisième guerre mondiale éminente est le cerf-volant. J’ai découvert le cerf-volant du temps où j’étais beau et jeune par l’intermédiaire de mon ami Jean-Jacques Busino. Le jour où il m’en a parlé je me suis dit qu’il avait reçu un coup sur la tête, car pour moi un cerf-volant c’était un truc de gamins. J’étais loin de m’imaginer qu’il existait autant de cerfs-volants différents et de manières de les faire voler. J’en ai fait beaucoup pendant une époque, et puis suite à un déménagement où j’ai “perdu” tous mes cerfs-volants j’ai arrêté…
Depuis quelques mois j’ai repris de plus belles et hier je m’en suis donné à cœur joie sur les côtes de l’atlantique. Un vent fort et régulier a soufflé toute l’après-midi et m’a permis de tester ma nouvelle acquisition.
C’est une voile à traction, qui contrairement aux cerfs-volants « acrobatiques » est fait pour tirer et pas pour faire des jolies figures en l’air. Quoique… avec une peu d’ingéniosité on arrive à faire des jolies figures avec cette voile (6 mètres carrés de voilure tout de même). Tout cela pour vous dire que c’est les vacances, que je suis en mode « stand by » et que je ne promets pas de mettre à jour régulièrement ce blog durant le mois qui suit !
Décidément les esprits mal tournées sont de plus en plus nombreux. Voilà que la compagnie Mars a retiré des ondes une des pubs de la nouvelle campagne pour Snickers. Tout la campagne est axée autour de Mister T, et le claim est “Get some Nuts” ou poétiquement traduit “aie des noix/couilles”. Dans cette pub Mister T insulte copieusement un monsieur qui fait de la marche athlétique, en lui disant entre autres, qu’il est une honte pour l’humanité et qu’il devrait courir comme un homme… Résultat de la course (oui elle est facile) l’annonce est retiré parce que jugé “homophobe”.
Et c’est là que je ne comprend plus rien… parce que le coureur marche de manière ridicule, cela veut dire qu’il est homo? Cela veut dire que pour pratiquer de la marche athlétique il faut être homo? Qu’un hétéro en est incapable? Sincèrement j’avais vu la pub avant, et cela ne m’avait même pas frôlé l’esprit… D’après “El Pais” le conseil audiovisuel britannique à reçu deux plaintes (après deux semaines de diffusion). Et Mars à préféré retirer la pub avant que celle-ci commence à être diffusée aux USA… ” A fin d’éviter, tout mal entendu” *sic*
Comme Barcelone est une ville en avance sur son temps (enfin elle essaie en tout cas), cela fait plus d’un an qu’on a notre Velib à nous, cela s’appelle Bicing. Malheureusement dès sa naissance Bicing a été victime de son succès. Les premiers mois plus de 80′000 inscrits… pour 1500 vélos disponibles… Résultat: un gros problème de disponibilité. Peu à peu le parc de vélocipèdes a augmenté, mais cela a entrainé des nouvelles complications; les bornes étaient saturés aux heures de pointe et se déconnectaient du réseau, donc impossibilité de prendre un vélo.
Mais je suis optimiste, le projet a un an, et ce sont des erreurs de jeunesse qui peu à peu trouveront des solutions.
Pour moi le véritable problème n’est pas logistique du système, ce sont les utilisateurs. Le phénomène Bicing a fait naître une nouvelle figure sur les trottoirs et pistes cyclables de la ville, le cycliste du dimanche. En effet depuis un an, on retrouve sur les routes de Barcelone des dangers publics qui ne sont plus montés sur un vélo depuis l’âge de six ans et qui profitent de Bicing pour retrouver les joies de la bicyclette.
Malheureusement circuler à deux roues dans une grande ville tient plus du sport extrême que de la ballade bucolique. Et rouler à Barcelone tient carrément du suicidaire masochiste. Les pistes cyclables (quand il y en a) sont considérées comme un excellent lieu de parking. Circuler sur la route vous transforme en cible privilégiée des chauffeurs de taxi surexcités par la hausse de prix du pétrole. Et si à cela vous ajoutez les « noobs » du vélo; qui s’étonnent de faire un « soleil » quand ils bloquent leurs freins avant en pleine descente, qui font du slalom entre les piétons sur les trottoirs, qui circulent en contre-sens sur les pistes cyclables et j’en passe et des meilleurs… Moi je dis que : dur, dur d’être cycliste à Barcelone…