30 juillet 2008
Parfois j’ai l’impression que je deviens un vieux grognon… Mais il y a des trucs qui me dépassent. Par exemple en hiver à Barcelone certains restaurants et cafés installent sur leurs terrasses des chauffages à l’extérieur. Pour moi c’est une aberration, d’abord à Barcelone il ne fait pas froid en hiver (faut dire que 4 ans au Danemark ça forge un homme) et s’il fait froid aller à l’intérieur… Mais chauffer dehors et dedans deviens un peu le climax du gaspillage à outrance… Mais pourquoi nous parle-t’il de chauffage en plein été se dira le lecteur étouffé par la vague de chaleur qui l’assaille… Bein justement, figurez-vous que ce weekend en promenade avec mes petits monstres et ma tendre épouse on s’est arrêté à la terrasse du musée d’histoire naturelle de Barcelone. Cela s’appelle Drac Café et ils offrent une carte de restauration légère et de bonne qualité à des prix plus que raisonnables. C’est un endroit très agréable, frais et tranquille. Enfin frais… cela dépend jusqu’à quelle heure, parce que vers 14h00 le soleil commence à tourner dangereusement et là où vous profitiez d’un merveilleux coin d’ombre, vous vous retrouvez face à un soleil exterminateur.
Et voilà que pour rafraîchir la terrasse, les employés installent des grands ventilateurs qui lâchent en même temps des petits nuages d’eaux. Un espèce d’airco d’extérieur…. Je n’en croyais pas mes yeux, l’Espagne connaît un crise énergétique importante et des réels problèmes de sécheresse et voilà que pour faire descendre la température extérieure; on installe des ventilateurs géants… Mais où va le monde, que fait Don Quichotte.
28 juillet 2008
Jeudi soir j’étais de sortie. Invité que j’étais par Bluguzz à assister à la soirée J&B, The Party Project. Le principe est assez simple, vu les restrictions de communication que les gouvernements exercent sur les annonceurs d’alcool, ceux-ci essaient de trouver des voies nouvelles pour atteindre leur cible. Dans le cas qui nous occupe, J&B vise les 18-35 et organise pour cela des macro fêtes sur invitations dans les grandes villes d’Espagne. Pour agrémenter l’événement du petit plus qui va le différencier de la soirée disco de Régis sur le camping du coin, J&B mets les petits plats dans les grands. Tout d’abord grand battage médiatique ; la fête est annoncée bien en avance par le net ou par rotulation. S’annonce plus précisément le site de l’événement, où après avoir répondu à un questionnaire sur nos habitudes de consommation vous rentrez dans un tirage au sort qui vous permet de recevoir si tout va bien, 2 invitations pour la fête. Ces invitations sont personnelles et nominatives.
Cela étant fait, on s’est donné rendez-vous avec plusieurs amis de l’agence, sur place, le Palais de Congrès de Barcelone, où à lieu The Party Project. Première mauvaise surprise, fête sur invitation ne veut pas forcément dire fête intime… Etant arrivé relativement tôt (22.30) nous avons fait la queue jusqu’à minuit. Oui ma petite dame, 1h30 à poiroter. Cela devait être prévu parce que les petits gars de chez J&B avaient déployé toute une armée de comiques pour « animer la queue »… désolé l’expression n’est pas de moi… mais cela en dit long sur leur originalité… faut être clément néanmoins, inventer des gags pendant des heures pour faire sourire une foule qui tire la gueule cela ne doit pas être évident non plus… Une distributions gratuite de J&B Coca aurait été nettement plus efficace…
Mais revenons à nous moutons, une fois dedans et mon identité contrôlée par une charmante hôtesse (oui les hôtesses étaient très charmantes), je reçois trois coupons pour des boissons deux cubatas (cuba libre ou équivalent) et un cocktail. Deuxième mauvaise surprise, il ne restait plus de cocktails (seulement 2 heures âpres l’ouverture). Par contre les bars lâchent du J&B et autres breuvages en veut tu en voilà. Faut dire que les tickets de boisson gratuite et surtout les cubatas à 5 euros (normalement ils sont plutôt à 10 euros voir plus dans les soirées à BCN) aident grandement. Résultat des courses l’ambiance est festive et franchement allumée.
Intéressons nous à la fête, ayant fait la queue pendant plus de 1h30 j’ai raté la plupart des spectacles. J’ai par contre enfin pu voir de près et essayer la Reac Table. Très ludique et d’une ergonomie novatrice, c’est un jouet curieux et innovateur. J’en avais presque oublié les 1h30 de queue. Il avait aussi plusieurs artistes qui le long de la soirée ont crée des œuvres éphémères sur place. La musique était accompagnée par des projections sur plusieurs écrans de leds et écrans de projecteur à lumière, animés par au moins 4 gars entrain de s’agiter derrière leurs ordinateurs, pour un résultat finalement pas très original, j’en attendait vraiment beaucoup plus vu les moyens investis.
Reste le DJ, après un début inquiétant, DJ Meltingpot (en réalité Miqui Puig) comme son nom indique, nous à promené à travers plusieurs horizons musicaux pour un résultat final plus que correct. Excellente ambiance, et à 3 heures du mat j’avais complètement oublié les 1h30 de queue pour rentrer… enfin presque.
17 juillet 2008
Comme Barcelone est une ville en avance sur son temps (enfin elle essaie en tout cas), cela fait plus d’un an qu’on a notre Velib à nous, cela s’appelle Bicing. Malheureusement dès sa naissance Bicing a été victime de son succès. Les premiers mois plus de 80′000 inscrits… pour 1500 vélos disponibles… Résultat: un gros problème de disponibilité. Peu à peu le parc de vélocipèdes a augmenté, mais cela a entrainé des nouvelles complications; les bornes étaient saturés aux heures de pointe et se déconnectaient du réseau, donc impossibilité de prendre un vélo.
Mais je suis optimiste, le projet a un an, et ce sont des erreurs de jeunesse qui peu à peu trouveront des solutions.
Pour moi le véritable problème n’est pas logistique du système, ce sont les utilisateurs. Le phénomène Bicing a fait naître une nouvelle figure sur les trottoirs et pistes cyclables de la ville, le cycliste du dimanche. En effet depuis un an, on retrouve sur les routes de Barcelone des dangers publics qui ne sont plus montés sur un vélo depuis l’âge de six ans et qui profitent de Bicing pour retrouver les joies de la bicyclette.
Malheureusement circuler à deux roues dans une grande ville tient plus du sport extrême que de la ballade bucolique. Et rouler à Barcelone tient carrément du suicidaire masochiste. Les pistes cyclables (quand il y en a) sont considérées comme un excellent lieu de parking. Circuler sur la route vous transforme en cible privilégiée des chauffeurs de taxi surexcités par la hausse de prix du pétrole. Et si à cela vous ajoutez les « noobs » du vélo; qui s’étonnent de faire un « soleil » quand ils bloquent leurs freins avant en pleine descente, qui font du slalom entre les piétons sur les trottoirs, qui circulent en contre-sens sur les pistes cyclables et j’en passe et des meilleurs… Moi je dis que : dur, dur d’être cycliste à Barcelone…
A quand un permis pour cycliste…
14 juillet 2008
Je suis un fanboy Apple depuis mon premier Mac SE… Et naturellement j’ai bravé tous les interdits, fréquenté des forums peu recommandables pour avoir un Iphone avant sa sortie sur le marché espagnol. Cela fait donc 6 mois que je m’amuse avec, ayant ajouté 25 programmes compléments inutiles mais souvent rigolos.
Le 11 juillet sortait, enfin, officiellement l’Iphone en Espagne. C’est Movistar qui en a l’exclusivité. Pendant plusieurs semaines avant le lancement, les médias en ont fait des tonnes, gratuitement, sur l’Iphone.
Résultat des courses; plus de 200′000 précommandes. Une chose est claire, Steve Jobs, la commercialisation il connaît. Mais voilà il y avait vraiment de téléphones disponibles qu’à Madrid, le reste du pays que ni ni. Donc beaucoup de bruit pour rien finalement.
Du coup cela m’a sauvé de faire un achat compulsif. Parce que finalement, le nouveau Iphone est plus fin, à du 3G et un GPS, mais si on y regarde de plus près c’est presque le même que celui que j’ai déjà. Le GPS je m’en fous royalement, j’ai des grandes main donc s’il est trop fin je vais le casser et je n’ai pas besoin de lire mes mails à toute heure (manquerais plus que ça) le wifi me va très bien, pas besoin de 3G. Et surtout je ne veux pas vendre mon âme à Movistar pour l’avoir. Je vais donc attendre sagement qu’un hack pour le firmware 2.0 soit disponible et faire tranquillement mon upgrade, sans changer d’opérateur téléphonique.
Pour la petite histoire pour avoir le nouveau Iphone en Espagne, il faut débourser en abonnement téléphonique plus 1500 euros sur deux ans! A ce prix-là je m’achète un nouveau iMac ! 
11 juin 2008
Découverte majeure dans le Raval. Alleloujah mes frères ! Enfin un vrai restaurant asiatique à Barcelone. Hier soir ma chère et tendre épouse a eu l’excellente idée de m’amener manger à « Dos pallilos » un bar-resto qui vient d’ouvrir Calle Elisabets, juste à côté de l’Hôtel Camper.
L’idée du chef, Albert Raurich, ancien chef de cuisine du Bulli, est de unifier deux philosophies culinaires celle de l’Espagne de l’Asie. Prenant comme vecteur culturel les « palillos » utilisés dans les deux cas pour apporter les aliments à la bouche. Il a réussi à trouver un équilibre parfait entre les « tapas » ibériques et asiatiques. Tout d’abord architecturalement, l’entrée de « dos pallilos » est un hymne au bar barcelonais d’en temps. Objets kitchs, bar en marbre, carrelage insultant la vue, même une télé allumée participe à créer une ambiance de bar typique du Raval. Mais attention un bar peut en cacher un autre ! Dans la deuxième salle, contraste incroyable. Je crois me retrouver dans un resto de Shibuya, décor minimal en bois, lumières tamisées, un grand bar qui fait le tour de la cuisine, une vingtaine de places. Une fois assis on jette un rapide coup d’œil à la carte et on se décide très vite pour le menu de dégustation histoire de découvrir tous les horizons que nous propose Albert Raurich. Il vient personnellement prendre la commande, s’inquiétant pour nos goûts. Et très rapidement commence un véritable festival gastronomique : Tomate cherry en Tempura avec wasabi, huître chaude au miso, maki de thon (un maki do-it-yourself, on nous remet les feuilles d’algue, le thon et le riz), sunomono de sardines au vinaigre, wok de petits légumes, flam de mangue et j’en oublie. De produits de première qualité, et des plats succulants ! En fermant les yeux je me croyais de retour au Japon ! Ajoutant à cela un service excellent, des prix raisonnables (l’eau y est à 2 euros, je connais peu de restos de cette qualité où l’eau est à ce prix), et l’on peut que féliciter Albert Raurich et son équipe pour cette initiative ! Longue vie au « dos palillos », je ne sais pas si on peut-être fanboy d’un resto, mais moi je le suis depuis hier soir !


9 janvier 2008
Mes petits schtroumpfs sont merveilleux, presque parfaits! Presque, parce qu’ils sont à moitié français. Cela dit; ce n’est pas entièrement de leur faute, leur mère y est pour beaucoup. L’autre jour nous avons voulu renouveler la carte d’identité de mon fils. Munie de deux photos passeport, ma tendre épouse s’est rendue au consulat pour faire la paperasse nécessaire.
Mais voilà, la gentille fonctionnaire lui annonce que les photos de notre rejeton ne sont pas conformes à la norme ISO/IEC 19794-5 : 2005. Ma tendre épouse sollicite, avec une politesse exquise, de plus ambles informations sur la norme ISO/IEC 19794-5 : 2005. L’employée consulaire lui remet alors un papier qui me fait encore rire aujourd’hui. Il résume en 9 points comment doit être prise la photo pour une carte d’identité, à la fin on a l’impression que si la photo n’est pas prise par Juergen Teller, elle va être refusée! Le point 6 est particulièrement significatif :
6. Regard et position de la tête
Le sujet doit présenter son visage face à l’objectif.
La tête doit être droite.
Je me demande s’ils ont rédigé ce point 6 parce que trop de monde photographiait son cul au lieu de sa tête…
Bref tout cela pour dire que pour que la photo soit acceptée au consulat des shadoks de Barcelone, il faut passer par le SEUL photographe agrée de la ville… Et vu le prix, autant aller directement chez Annie Leibovitz se faire tirer le portrait, enfin si elle respecte la norme ISO/IEC 19794-5 : 2005.
15 décembre 2007
A Barcelone il n’y pas que des tapas et de la sangría (heureusement). J’aimerais vous présenter deux excellents restaurants Thais. Il y a en a pas mal ici, mais ils sont souvent onéreux et pas très bons. Le plus connu est le Thai Garden, avec sont jardin intérieur qui vous transporte directement en Thaïlande, mais à la sortie vous avez l’impression que dans la note il y avait aussi le prix du billet en business pour Bangkok. Et en plus ce n’est pas très bon.
Mais il existe deux endroits qui ne paient pas de mine, mais qui sont excellents! Tout d’abord le Petit Bangkok, comme son nom l’indique c’est petit, le tout tient, cuisine compris, dans 30 mètres carrés. Mais c’est délicieux, et le soir, vous vous en sortez pour moins de 20 euros par personne (boisson comprise) ce qui de nous jours à Barcelone est un miracle. Le seul inconvénient, il faut absolument réserver, bonne nouvelle ils offrent aussi leur cuisine à l’emporter ! La déco est minimale, les tables pas très confortables, le service simple et sympathique, une adresse incontournable pour les amateurs de cuisine exotique !
El Petit Bangkok
Calle Saragossa, 85
08006 Barcelona
Tel: 616 18 51 96

L’autre resto s’appelle le Thai Thai. Parfait aussi, une grande variété à la carte, avec plein de plats que je ne connaissais pas du tout. Les prix sont aussi très raisonnables, et le restaurant est très grand, surtout en comparaison avec le petit Bangkok. Le service est aimable et efficace. Un lieu idéal pour aller manger en groupe.
Thai Thai
Calle Diputació 93
08015 Barcelona
Tel: 620 93 80 59
www.thaithai.es